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Voies sur berge : Macron pour mais contre
E. Macron n'a finalement pas d'avis sur les voies sur berge © DR

Voies sur berge : Macron pour mais contre

A son habitude, le candidat d'En Marche ! ménage la chèvre et le chou sur la piétonnisation des voies sur berge. Et lance des appels du pied appuyés à NKM.

Emmanuel Macron juge que la piétonnisation des voies rive droite à Paris, décidée par la maire PS de Paris Anne Hidalgo, est une "bonne mesure" mais regrette ses "conséquences" sur les "moins parisiens".
Dans un entretien paru dans la revue trimestrielle "Grand Paris Développement", M. Macron trouve qu'"en soi, la mesure est bonne, mais ses conséquences ne le sont pas: les moins parisiens en sont victimes et les commerces des zones concernées souffrent".
"Si des moyens de transports alternatifs ne sont pas déployés en même temps que la restriction est imposée, le ralentissement et l'engorgement de la circulation en sont les conséquences", selon l'ancien ministre de l'Economie.
La fermeture de la voie Georges-Pompidou, qui interdit aux voitures 3,3 km du quai bas le long de la Seine depuis l'été 2016, suscite depuis l'opposition des élus de banlieue et de droite.

Dépassement du clivage droite-gauche ?


Dans le même entretien, le candidat d'En Marche! évoque l'ouverture des commerces le dimanche qu'il avait promue quand il était ministre de l'Economie, affirmant que cette mesure est "indiscutablement un succès (...) qu'on peut encore améliorer".
"Les accords d'entreprises ont permis à de nombreuses enseignes d'ouvrir le dimanche (...) cela à l'avantage des salariés comme des consommateurs", assure encore M. Macron, "ardent partisan" de la progression de ce dispositif.
Interrogé sur ses relations avec la maire PS de Paris Anne Hidalgo, qui lui est notoirement opposée, et avec la présidente LR de la région Ile-de-France Valérie Pécresse, le candidat se déclare "heureux que la Ville et la Région aient chacune une femme à sa tête. Anne Hidalgo et Valérie Pécresse sont des femmes de valeur, sincères et talentueuses".
Evoquant par ailleurs Nathalie Kosciusko-Morizet, chef de file de l'opposition parisienne et députée, il juge que ses "positions ne sont pas toujours absurdes, loin s'en faut".
"Mais voilà: chacune est un peu prisonnière de sa construction majoritaire", glisse celui qui s'est fait un héraut du dépassement du clivage gauche-droite. "Les affrontements politiciens les gouvernent à l'excès, sans qu'elles n'y puissent probablement grand-chose, c'est la loi du système - électoral, politique", conclut-il.

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