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Vélib' : les salariés inquiets à l'idée de changer d'employeur
Des salariés de Vélib' en grève manifestaient mardi. © Libération

Vélib' : les salariés inquiets à l'idée de changer d'employeur

Alors que le service de vélos en libre accès doit passer entre les mains d'une nouvelle entreprise, montpelliéraine, les salariés actuels craignent de se retrouver sur le carreau ou de voir leurs conditions de travail dégradées.

Une centaine de salariés en grève de Vélib', qui demandent le maintien de leur emploi alors que le marché du système de vélo en partage est en cours de renouvellement, ont manifesté mardi devant la mairie de Paris, avec le soutien d'élus et du candidat à la présidentielle Philippe Poutou (NPA).
Les salariés, reçus en délégation en fin de matinée par le Syndicat Autolib' et Vélib' Métropole, "veulent un engagement écrit de la reprise des 315 salariés" de Cyclocity, filiale du groupe JCDecaux actuellement détenteur du marché.
Réunis sur le parvis de l'Hôtel de Ville et vêtus de gilets jaunes, les manifestants, juchés sur les vélos gris de Vélib', ont réclamé que "Vélib' continue et on veut continuer avec Vélib'", dit Bambo Cissokho, secrétaire du comité d'entreprise de Cyclocity.
Ce service très populaire fait l'objet d'un nouvel appel d'offres pour un marché qui entrera en vigueur en janvier 2018, pour 15 ans.
Le Syndicat qui fédère Paris et les communes environnantes partenaires du dispositif, a annoncé samedi avoir "classé en tête l'offre du groupement Smoovengo" - une PME de Montpellier - écartant ainsi l'offre JCDecaux-RATP-SNCF.

Responsabilité de la ville
Nicolas Bonnet-Oulaldj, président du groupe communiste parisien qui, comme d'autres élus présents, portait son écharpe municipale, a demandé au Syndicat de ne pas voter formellement, comme prévu, le marché le 12 avril, "tant que le maintien de l'emploi n'est pas garanti".
Danielle Simonnet (Parti de Gauche), a dit que "JCDecaux a une responsabilité d'employeur. Il doit s'assurer que Smoove reprenne les salariés, ou bien assume de les reprendre". Elle a mis en cause la responsabilité de la Ville qui n'assure pas ce marché en "régie directe".
Le syndicat et l'exécutif parisien ont informé qu'ils seraient "attentifs à ce qu'aucun salarié ne reste sur le carreau".
Selon une source proche du dossier, Smoove n'envisagerait de reprendre qu'une partie des salariés. Selon les manifestants, l'entreprise montpelliéraine, sollicitée par les salariés de Cyclocity, n'a jamais répondu à leurs appels.

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