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Tentative d'attentat aux Champs : le fiché S avait un port d'arme
La voiture était remplie de bonbonnes de gaz © DR

Tentative d'attentat aux Champs : le fiché S avait un port d'arme

Alors que les tentatives d'attentat se multiplient, ici comme de l'autre côté de la Manche, il apparaît que l'homme des Champs-Elysées du 19 juin, était connu des services mais autorisé à posséder des armes.

La section antiterroriste du parquet de Paris a ouvert une enquête après qu’un véhicule a délibérément percuté une camionnette de la gendarmerie sur le rond-point des Champs-Élysées hier lundi après-midi. Des armes - dont une Kalachnikov - des cartouches et une bonbonne de gaz ont été retrouvées. Lors d’un point presse, le ministre de l’Intérieur a évoqué "une tentative d’attentat". L’homme, qui est mort, était âgé de 31 ans, et était connu des services de renseignements, au point d'être fiché S, pour ses relations avec la mouvance islamiste.

Selon des informations recueillies par BFMTV, l’assaillant avait un permis de port d’arme et avait déclaré trois armes aux autorités. Celles-ci étaient un Glock 9mm, un Sig Sauer 9mm, et une arme de type kalachnikov mais qui n’était pas de fabrication russe. Ce permis avait été délivré au titre de l’appartenance de l’individu à un club de tir sportif. Ces autorisations lui avaient été délivrées en 2015 et étaient valides jusqu’en 2020.

Tout ceci alors qu'il était dans le même temps fiché et surveillé par les services. Une chose naturelle cependant selon les policiers que nous avons consultés : la préfecture de police n'a pas accès au fichier S.

Plus troublant : selon Le Parisien, Adam D faisait également l’objet depuis septembre 2014 d’un mandat d’arrêt de la justice tunisienne pour des faits de terrorisme. A l’époque, il avait été interpellé en compagnie d’hommes équipés de talkies-walkies et de couteaux.

Autre élément inquiétant : Adam D. s’était rendu en avion seul à Istanbul à trois reprises entre janvier et août 2016, expliquant à chaque fois aller en Turquie dans le cadre de son activité professionnelle (il a depuis 2015 une société d’extraction de minerais). Il n’avait en revanche pas de casier judiciaire en France et était inconnu des fichiers de police.

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