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Stationnement : la course aux recettes à tout prix
La privatisation de la verbalisation du stationnement © Les Echos

Stationnement : la course aux recettes à tout prix

Le Conseil de Paris a décidé de sous-traiter à trois sociétés privées le contrôle des 140 000 places de stationnement payant. La course aux recettes est relancée et les divisions dans la majorité accentuées.

Profitez-en, la « pervenche » est une espèce en voie de disparition ! Adoptée mardi dernier au Conseil de Paris, après des débats qui ont surtout révélé de fortes divisions au sein de la majorité municipale, la privatisation des parcmètres entrera en vigueur le 1er janvier 2018.

Une réforme qui tombe à pic pour un consolider un budget branlant.

La course aux recettes relancée

Le manque à gagner, dû au non-paiement par 90% des automobilistes de leur parcmètre, est estimé par la ville à 300 millions d’euros actuellement.

Appuyée sur le nouveau statut de Paris, actuellement débattu devant le Parlement, cete réforme devrait permettre également à la Ville de Paris de réintégrer dans son giron 1 600 ASP (Agents de sécurité de Paris) aujourd'hui agents de l'Etat pour les déployer dans des « missions plus valorisantes » comme la lutte contre les incivilités ou des surveillances diverses.

Voté au terme de tractations de dernière minute par 74 voix, 68 contre, la réforme a aussi révélé de profondes divisions au sein de la majorité.

"On va se faire matraquer !"

Si le Parti de Gauche et le Parti Communiste sont restés fidèles à leurs positions initiales - « Refusons la privatisation de ce qui doit rester une fonction régalienne qui ne devrait pas échapper à l’État (Préfecture de Police) pour être confiée à la collectivité » déclarait quelques jours avant Danielle Simonnet, conseillère de Paris et coordinatrice du Parti de Gauche – le groupe Europe Ecologie les Verts qui demandait une expérimentation en régie s’est finalement abstenu.

"On va se faire matraquer !", a même lancé Danielle Simonnet (Parti de gauche) en estimant que cette "fonction régalienne ne devrait pas échapper à l'Etat", sous le silence notable de leurs alliés Vert d’hier.

Du côté de l’opposition, l'UDI-MoDem, favorable au partenariat public-privé, a néanmoins mis en garde contre les "chasseurs de primes", selon le terme employé par Eric Azière, son président de groupe, et demandé de "fixer une règle de tolérance".

Un tiers de places de stationnement en moins depuis 2001.

Ainsi, un quart d'heure supplémentaire de tolérance est envisagé. Les élus centristes, dont le vote a été décisif, demandent aussi d'que soit étudiée la possibilité d'un "arrêt-minute" gratuit entre 5 et 15 minutes.

Les Républicains, qui ont voté contre, ont estimé que la réforme était un "pas timide dans la bonne direction", selon Philippe Goujon, député-maire du XVe arrondissement. Ils avaient néanmoins assorti leur approbation à un amendement, rejeté, créant une police municipale.

Une chose est certaine : entre la réduction des places de parking (d'un tiers depuis 2001) et cette nouvelle réforme, il ne fera bientôt plus bon vivre à Paris pour les automobilistes.

Commentaires

  1. Gérard PARCOT
    le 10/03/2017 à 16h21

    Bonjour. Non seulement, il ne fera bientôt plus bon vivre à Paris pour les automobilistes. Mais il est de plus en plus difficile, pour nous grands-parents, pour venir tous les mercredi garder nos petits enfants Parisiens. Des place de parking de plus en plus difficiles à trouver, des PV sans circonstance de délai d'horaire ou de soit disant de parking gratuit les jours de pollution! Etc... Des PV toujours dans la course aux recettes à tout prix. Désolant!

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