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Le Parigot - Le Média des Parisiens

Réunions
Nyansapo Fest prône clairement la discrimination © DR

Réunions "non-mixtes" : Anne Hidalgo roulée dans la farine

Face à des associations militant contre le "blantriarcat" et prônant la séparation raciale et sexuelle, le maire de Paris croyait avoir obtenu gain de cause. Il n'en est rien.

Nyansapo Fest, qui se présente comme "le premier festival afroféministe européen", doit se tenir à Paris fin juillet. Plus précisément dans les locaux de "La Générale", un mouvement "revendiquant les pratiques artistiques et la vie associative comme deux modalités fondamentales et complémentaires de la culture", logé par la mairie de Paris au 14 avenue Parmentier dans le 11e arrondissement.

Le problème est que cette manifestation prévoit des "espaces non mixtes réservés aux femmes noires" avec des thématiques comme « Penser des solidarités radicales entre femmes trans et cis dans des contextes afroféministes en France » ou « Dépolitisation et blanchiment de l’intersectionalité » (sic).

Alertée par des alter-médias, Anne Hidalgo avait demandé dimanche l'interdiction de ce festival "interdit aux Blancs". SOS Racisme et la Licra s'étaient aussi indignés de cette organisation, et le Front national avait interpellé le maire de Paris sur ce "festival interdit aux 'Blancs'".

Anne Hidalgo s'est félicitée lundi qu'une "solution claire" ait été adoptée "après (son) intervention" : "Festival Nyansapo: à la suite de mon intervention ferme hier (dimanche) auprès des organisateurs, une solution claire a été établie", a-t-elle tweeté en indiquant que le "festival organisé dans un lieu public sera ouvert à tous. Des ateliers non-mixtes se tiendront ailleurs, dans un cadre strictement privé".

Démenti

Mais cette  déclaration a été démentie par les organisateurs qui ont réclamé des "excuses". En réagissant aux messages de la maire de Paris sur le compte Twitter @mwasicollectif, les organisateurs ont en effet ironisé: "Donc en gros notre programme originel n'a absolument pas changé".
"Nous attendons maintenant un communiqué en bonne et due forme de la Mairie de Paris, et des excuses publiques", ont-ils ajouté.
Le maire de Paris par ailleurs "ne se satisfait pas que des réunions non mixtes soient organisées" même dans une salle privée, selon son entourage.
Les organisateurs, eux, ajoutent le mépris à la provocation : sollicités sur Twitter par France Bleu, ils ont indiqué: "Nous ne répondons pas à la presse française."

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