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Prévention du VIH : une campagne d'affichage fait polémique
Campagne polémique VIH © Libération

Prévention du VIH : une campagne d'affichage fait polémique

Depuis quelques jours, des affiches s'adressant aux hommes homosexuels tapissent les rues de Paris. Avec un message cru qui fait polémique.

«Avec un amant, avec un ami, avec un inconnu…», «coup de foudre, coup d’essai, coup d’un soir…», «s’aimer, s’éclater, s’oublier" : les slogans accompagnant ces innombrables affiches où les deux hommes qui apparaissent n'ont pas l'air de s'apprêter à jouer au tennis ont soulevé une vague d'indignation à Paris.

D'une part parce que le message de ces affiches s'adresse uniquement aux gays parisiens, certes les plus touchés par la vague de séropositivité contre quoi elles prétendent mettre en garde.

 Comme l'avait d'ailleurs révélé mardi 18 octobre le média LGBT Yagg le ministère de la Santé avait à l'origine bloqué cette nouvelle campagne de prévention de Santé publique France (ex-Inpes) pour cette raison-ci. Le ministère souhaitait "recentrer" le message, c'est-à-dire l'élargir à toute la population.

Mais c'est surtout le côté massif de l'affichage - on le trouve dans le métro, et sur tous les supports publicitaires de rue parisiens, donc à côté des écoles aussi - qui a déclenché la colère d'associations de défense de l'enfance.

Ainsi, l'association Eveilleurs d'Espérance, qui "devant la profusion de ces images chocs dont le message explicite destiné à des adultes est porté au regard d’adolescents et de jeunes enfants, se réserve la possibilité de porter plainte contre Marisol Touraine, Ministre des Affaires sociales et de la Santé, pour corruption de mineurs sur le fondement des articles 227-22 et 227-24 du Code pénal."

Mais la polémique a vraiment commencé à enfler quand un père de cinq enfants, responsable associatif par ailleurs, a posté sur son compte twitter deux photos juxtaposées, l'une avec les affiches en leur état original, l'autre où le message était badigeonné de blanc, accompagnées du message suivant : "Nettoyage en cours". Contacté par LCI, ce citoyen a nié être l'auteur des dégradations, s'étant selon lui contenté de relayer les faits.

Le message ayant été retweeté des milliers de fois, le préfet de la DILCRA (Délégation Interministérielle à la Lutte Contre le Racisme et l'Antisémitisme) a fait un signalement au procureur de la République, et Mme Marisol Touraine et Najat Valaud-Belkacem se sont fendues de tweets dénonçant l'homophobie.

Reste que cette réaction civique a fait tache d'huile : les maires d'Angers et d'Aulnay-sous-bois ont déjà annoncé leur intention d'interdire cette campagne.

Anne Hidalgo n'a pour l'instant pas réagi.

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