Logo Le Parigot

Le Parigot - Le Média des Parisiens

Hidalgo et le mystère de ses emplois cumulés
Anne Hidalgo auprès de Bertrand Delanoë © DR

Hidalgo et le mystère de ses emplois cumulés

Selon certains, le maire de Paris aurait cumulé pendant des années les postes de Premier adjoint, de conseiller régional et de secrétaire national du PS tout en travaillant à l'Inspection du travail. Une charge de travail qui impressionne et interrog

Si c'est avéré, c’est une sacrée performance : cumuler pendant des années les fonctions de Premier adjoint au maire de Paris en charge de l’urbanisme, de conseiller régional d’Ile-de-France et de secrétaire nationale du PS tout en travaillant à temps complet à l’Inspection du travail. C'est le tour de force qu'aurait réalisé Anne Hidalgo durant plusieurs années, avant d'être élue maire de la capitale en 2014, tout en étant agent retraité de la fonction publique depuis 2011 - à 52 ans...
 

Inspectrice du travail
Originairement inspectrice du travail, après avoir œuvré pour Martine Aubry Anne Hidalgo a occupé les fonctions de "conseillère technique chargée des relations sociales et du statut des fonctionnaires" de novembre 2000 à juillet 2001 au cabinet de Marylise Lebranchu, alors Garde des sceaux. Elle devient  "chargée de mission" au sein du même cabinet, à partir du 12 juillet 2001, sans portefeuille de compétences clairement défini. C'est qu'elle a été bombardée tête de liste PS dans le 15ème arrondissement à l'automne 2000 et a besoin de temps pour faire campagne.

Première adjointe au maire
En avril 2001, quand Delanoë l'emporte Anne Hidalgo est élue au Conseil de Paris et désignée première adjointe au maire de Paris, chargée du "bureau des temps" et de l'égalité homme/femme. S'occuper du statut des fonctionnaires devient délicat. Hidalgo reste néanmoins rétribuée par le cabinet Lebranchu sur ce fameux poste de "chargé de mission". Elle cumule donc traitement de détachement et indemnités d'élue parisienne.
 

Conseillère régionale
Les choses deviennent encore plus obscures après le 21 avril 2002 : Anne Hidalgo retourne au ministère de la santé, affectée à l'Inspection du Travail. Elle continue d'y accumuler de l'ancienneté administrative puisqu'en 2011 elle peut se targuer de 29 années de services. Elle n'est donc pas en disponibilité, ce qui lui assure logiquement un traitement.
Parallèlement elle est toujours première adjointe à Paris et fait de la politique de manière intense : membre du bureau national du parti socialiste depuis 2003 et, après le congrès de Dijon en 2005, secrétaire nationale à la culture. Depuis 2004, elle a même une fonction supplémentaire : elle est élue au conseil régional d'Île-de-France ! Quadruple cumul : inspection du travail, première adjointe au maire de Paris, parti socialiste et Région ! Dont trois fonctions rémunérées.

Déléguée à l'urbanisme
En avril 2008, après les élections municipales, elle demeure première adjointe et se voit attribuer la très lourde délégation à l'urbanisme. Cette seule fonction est, là aussi, de nature à occuper une personne à temps plein. Mais Anne Hidalgo  continue comme si de rien n'était à l'inspection du travail.
C'est au grade de directeur du travail qu'elle prend finalement sa retraite en juillet 2011, à 52 ans à peine. A noter que si elle a pu jouir d'une retraite anticipée si généreuse, c'est précisément parce qu'elle a continué à accumuler des droits à pension à l'inspection du travail de 2002 à 2011. Triple bénéfice pour elle, triple peine pour les contribuables parisiens, franciliens et nationaux.
Le "coût total employeur" pour l'Etat d'un agent de ce grade est en effet au minimum de 5 000 euros par mois, soit plus de 500 000 euros sur la période concernée. Sans compter la majoration de la pension de retraite d'Hidalgo jusqu'à la fin de ses jours.
 

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour vous proposer des contenus et services adaptés à vos centres d’intérêts.