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Attentat sur les Champs-Elysées : la DGSI en accusation
Un homme a tué un policier à l'arme à feu hier soir. © DR

Attentat sur les Champs-Elysées : la DGSI en accusation

Un policier a été tué et deux autres ont été blessés jeudi soir au cours d'une fusillade sur l'avenue parisienne, revendiquée par l'État islamique. L'assaillant, abattu, faisait l'objet d'une enquête terroriste, qui aurait été mal menée.

  • Selon nos sources, vers 20h50, l'homme a garé sa voiture derrière le car des policiers, au niveau du 102, de l'avenue des Champs-Elysées. Il est descendu, a parlé avec les policiers. Puis il est remonté dans sa voiture, a avancé le long du car des policiers, est ressorti et a tiré une rafale.
  • L'homme, qui a été abattu immédiatement après avoir mortellement blessé un policier, est un Français de 39 ans qui s'appelait Karim Cheurfi. Des papiers d'identité ont été retrouvés dans son véhicule.
  • Il serait originaire de Livry-Gargan (Seine-Saint-Denis).
  • Le policier tué s'appelait Xavier Jugelé et était âgé de 37 ans. Il devait rejoindre la police judiciaire dans une semaine.
  • Dans un sac noir appartenant à l'assaillant, ont été trouvés un fusil de chasse (à canon scié), deux gros couteaux de cuisine, un sécateur, des munitions et un Coran.
  • L'auteur de la fusillade était déjà connu des services de police. Il avait fait preuve d'une rare violence à l'encontre des forces de l'ordre. Il avait été condamné en 2003 à une peine de réclusion criminelle de 20 ans. Réduite à 15 ans, il était sorti de prison en 2015.
  • La radicalisation de l'assaillant avait  été repérée le 23 février dernier lorsqu'il avait manifesté son intention de tuer des policiers. Faute de preuves suffisantes, il avait été remis en liberté après 24 heures de garde à vue. Toujours suivi par la DGSI après l'enquête sans lendemain de la PJ de Meaux, selon nos informations, il faisait le tour des mosquées de France pour chercher des armes. Malgré plusieurs interpellations et perquisitions, aucune preuve suffisante n'avait été trouvée. Le parquet anti-terroriste avait fait ouvrir une nouvelle enquête auprès de la DGSI, qui n'a malheureusement rien donné non plus.
  • Dans le cadre d'un sursis avec mise à l'épreuve pour un vol aggravé commis après les tentatives d'homicides sur des policiers, Karim Cheurfi était suivi par un juge d'application des peines. Il faisait l'objet d'un mandat d'amener devant un juge suite à une condamnation précédente qui n'avait pas été exécutée. Il ne se soumettait plus à ses obligations auprès du juge et ne se rendait plus aux rendez-vous. Pire : Karim Cheurfi s'est rendu plusieurs fois à l'étranger pendant sa période probatoire (2015-17), alors qu'il n'en avait pas le droit.
  • La perquisition au domicile de M. Cheurfi, à Chelles, en Seine-et-Marne a permis de trouver des "éléments de radicalisation", confirment des sources proches du dossier.
  • L'Etat islamique (Daech) a revendiqué l'attentat.
  • Selon une source judiciaire à l'AFP, trois membres de l'entourage de l'assaillant sont interrogés en garde à vue par les services antiterroristes.Ces trois personnes font partie de l'entourage du tueur abattu par les forces de l'ordre et se trouvaient aux domiciles perquisitionnés par les enquêteurs cette nuit.
  • En revanche, l'homme dont la Belgique avait transmis le signalement à la France s'est présenté à la police, et sa responsabilité aurait été écartée.
  • "Si notre ville est une fois encore mise à l'épreuve, je sais que la détermination des Parisiens à défendre leur mode de vie et leurs valeurs est totale", a déclaré Anne Hidalgo dans un communiqué. Et d'ajouter : "Nous ne céderons rien, nous ne fléchirons pas, nous resterons unis face à cette menace odieuse et sournoise qui pèse sur toutes les métropoles du monde".
  • Le président François Hollande, le premier ministre Bernard Cazeneuve et le ministre de l'Intérieur Mathias Fekl se sont rendus au chevet de l'un des policiers blessés, à l'Hôpital Georges Pompidou, indique l'Élysée.
  • François Hollande a par ailleurs convoqué un conseil de défense ce matin à 8 heures, à l'issue d'une réunion de crise au cours de laquelle le chef de l'État s'est entretenu avec le premier ministre Bernard Cazeneuve et les ministres de l'Intérieur et de la Justice, Matthias Fekl et Jean-Jacques Urvoas.

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